L’or recyclé : une ressource précieuse pour un monde durable

L’or recyclé : une ressource précieuse pour un monde durable

03 décembre 2025

L’or ne se crée pas. Il ne s’invente pas. Il se transmet, se transforme, se refond.

Quand on regarde un bijou en or, il y a tellement de choses que l’on ne voit pas : les mines, l’eau utilisée, les déchets, les émissions de CO₂ et les conditions de travail parfois désastreuses !

Le recyclage de l’or permet de limiter tout cela, tout en s’inscrivant dans une logique d’économie circulaire : au lieu d’extraire toujours plus de métal neuf, on remet en circulation l’or déjà présent dans nos tiroirs, nos coffres et nos appareils électroniques.

L’or : un métal “infini”… mais une extraction très coûteuse pour la planète

L’or a une particularité : il ne se détruit pratiquement pas.

L’or extrait il y a des siècles circule encore aujourd’hui sous forme de bijoux, de pièces ou de composants électroniques.

En revanche, l’extraction minière, elle, a un coût environnemental très élevé.

Les études montrent que la production d’or neuf génère des quantités considérables de déchets et de pollution.

Par exemple, on estime qu’une seule alliance en or peut être associée à une vingtaine de tonnes de déchets miniers.
Certaines analyses indiquent qu’en moyenne, près de 79 tonnes de déchets sont produites pour une once d’or extraite (soit environ 31 grammes).

L’impact sur l’eau est également majeur : selon une étude portant sur des centaines de mines, les sites aurifères consomment, à l’échelle mondiale, l’équivalent de plus de 50 piscines olympiques d’eau par heure et environ 21 m³ d’eau par once d’or produite.

À cela s’ajoutent :

  • l’usage de produits chimiques comme le cyanure ou le mercure, qui peuvent contaminer sols et rivières,
  • la déforestation et la destruction d’écosystèmes pour ouvrir de nouvelles mines,
  • Les conditions de travail parfois déplorables.

Autrement dit, chaque gramme d’or “neuf” a un coût écologique caché très important.

Le recyclage de l’or pour une empreinte carbone plus faible

L’un des grands intérêts du recyclage est de réduire fortement l’empreinte carbone liée à l’or.

Le recyclage de l’or déjà en circulation (bijoux, déchets de bijouterie, or industriel) demande beaucoup moins d’énergie que d’ouvrir une mine, de broyer la roche et d’en extraire quelques grammes de métal.

Une étude de référence sur le recyclage de “gold scrap” de haute qualité (déchets d’or de bijouterie, pièces, etc.) montre par exemple qu’on émet environ 53 kg de CO₂ par kilo d’or recyclé.

À titre de comparaison, des travaux menés sur l’or issu de l’exploitation artisanale estiment des émissions pouvant atteindre 16 000 kg de CO₂ par kilo d’or produit, soit un facteur bien plus élevé.

Certaines analyses destinées au grand public résument cette différence en indiquant que l’or recyclé peut générer jusqu’à 99,8 % de CO₂ en moins que l’or extrait des mines.

Les chiffres exacts varient selon les méthodes et les sources, mais la tendance est très claire : recycler l’or est nettement moins émetteur que l’extraction minière.

Préserver les ressources naturelles et limiter les déchets

Le recyclage de l’or rime avec sobriété en ressources.

Plus l’or recyclé prend de place dans l’approvisionnement mondial, moins il est nécessaire d’extraire de minerai.

D’après les données du World Gold Council, le recyclage représente un pilier important de l’offre mondiale : en 2023, l’offre d’or recyclé a atteint environ 1 237 tonnes, en hausse de 9 % par rapport à 2022.
D’autres analyses montrent que la part de l’or recyclé dans l’offre totale a grimpé d’environ 23,9 % en 2022 à près de 27–28 % en 2024–2025, un niveau proche des plus hauts historiques.

Chaque gramme d’or réintroduit par le recyclage, c’est :

  • moins de roche à extraire et à broyer,
  • moins de déchets toxiques à gérer,
  • moins de pression sur les ressources en eau et sur les écosystèmes.

On parle parfois d’“urban mining” (mine urbaine) pour désigner cette approche : on ne va plus chercher l’or dans la montagne, mais dans nos villes, nos bijoux inutilisés, notre électronique obsolète.

Le recyclage de l’or au cœur de l’économie circulaire

L’économie circulaire repose sur une idée simple : garder les matériaux dans le circuit le plus longtemps possible, en évitant qu’ils finissent prématurément en déchets.

L’or est un champion naturel de ce modèle, car il se recycle indéfiniment sans perte de qualité.

Concrètement, le recyclage de l’or contribue à bâtir une économie circulaire plus responsable à plusieurs niveaux :

  • Allonger la durée de vie de la matière
    L’or d’un ancien bijou peut être fondu et se retrouver dans un nouveau bijou, une pièce, un composant électronique… sans perdre ses propriétés. On ne repart pas de zéro à chaque fois.
  • Créer une “réserve” de métal déjà disponible
    Dans nos tiroirs dorment des tonnes d’or inutilisé. En les remettant en circulation, on transforme ces objets en ressource secondaire, qui vient compléter ou remplacer l’or issu des mines.
  • Encourager des pratiques de consommation plus responsables
    Quand une marque ou un particulier choisit l’or recyclé, il envoie un signal au marché : il existe une demande pour des produits à plus faible impact environnemental. Cela pousse progressivement le secteur à investir davantage dans le recyclage et la traçabilité.
  • Réduire la dépendance aux nouvelles mines
    En s’appuyant davantage sur le stock existant, on limite le besoin de nouveaux projets miniers dans des régions parfois fragiles, peu réglementées ou touchées par la déforestation et la pollution.

Le recyclage de l’or, un levier utile… mais pas une solution magique

Il est important de rester nuancé : le recyclage de l’or ne supprime pas tous les problèmes du secteur minier.

Certaines ONG et experts rappellent que, si tout le monde ne se concentre que sur l’or recyclé, on peut aussi détourner l’attention d’enjeux essentiels :
– améliorer concrètement les conditions de travail dans les mines,
– réduire l’usage du mercure,
– financer la dépollution des sites existants.

Autrement dit, le recyclage est un levier très puissant pour réduire l’impact environnemental global de l’or, mais il doit aller de pair avec :

  • une meilleure régulation des mines existantes,
  • des standards plus exigeants sur la traçabilité du métal,
  • un soutien aux filières d’extraction plus responsables, notamment l’or artisanal certifié.

Ce qu’un particulier peut faire concrètement

Même sans être expert, chacun peut contribuer à cette dynamique :

  • Revendre ou faire recycler ses vieux bijoux plutôt que les laisser dormir.
  • Privilégier, quand c’est possible, les marques qui indiquent clairement la part d’or recyclé et la traçabilité de leur approvisionnement.
  • Se poser la question de la durée de vie : acheter moins, mais mieux, et faire réparer plutôt que jeter.

Chaque gramme d’or recyclé est un gramme de moins à extraire dans des conditions souvent lourdes pour l’environnement et les communautés locales.

Bref vous l’avez compris, recycler l’or, c’est transformer un métal ancien en ressource d’avenir : on limite l’extraction, on réduit les émissions de CO₂, on préserve l’eau et les écosystèmes et on s’inscrit dans une économie circulaire plus responsable.
Ce n’est pas la solution unique à tous les problèmes du secteur aurifère, mais c’est un levier concret, mesurable et immédiatement mobilisable.

Comment s’inscrit Kolidor dans cette économie ?

À notre échelle, nous nous inscrivons dans cette dynamique d’une économie de l’or plus durable. En favorisant le rachat et le recyclage des bijoux et objets en or déjà en circulation, nous contribuons à limiter la demande en or nouvellement extrait et donc la pression sur les ressources naturelles. Chaque gramme d’or recyclé via Kolidor est un gramme qui n’a pas besoin d’être extrait dans des conditions énergivores et souvent lourdes pour l’environnement.